Québec 49 présente
Rachid Badouri: Arrête ton cinéma !

Biographie

Cadet d’une famille de trois enfants, Rachid Badouri voit le jour le 16 octobre 1976 à Montréal. Issu de parents d’origine berbère, il grandit à Laval et démontre dès son plus jeune âge une incroyable capacité à faire rire, que ce soit avec des imitations, des blagues ou des parodies de son idole de l’époque, Michael Jackson. À l’adolescence, son sens de l’humour prend d’autres proportions alors qu’il prend un malin (et vilain) plaisir à créer des situations aussi rocambolesques que choquantes (surtout pour ses victimes) qui font mouche à tout coup. Plus tard, c’est au sein de l’équipe d’improvisation du Cégep de Montmorency qu’il exprime et canalise son talent, ce qui lui permet de faire ses premières expériences de scène.

En 1999, Rachid Badouri répond à une annonce de Juste pour rire qui cherche de jeunes talents pour un spectacle d’humour. Pour l’audition, il écrit et prépare son premier « vrai » numéro, un monologue sur l’immigration dans lequel il reproduit à la perfection différents accents ethniques. Le jury adore, tout comme le public du Festival quelques semaines plus tard. Sa performance lui vaut d’ailleurs le troisième prix du Concours Craven ‘A’ Juste pour rire ainsi qu’un stage à l’École nationale de l’humour.

Ensuite et pendant cinq ans, Badouri roule sa bosse sur les scènes du Québec, façonnant son style, son ton et sa personnalité d’humoriste. Il participe ainsi à plusieurs grands événements comme Les Divas ou Les Grandes Voix. Au printemps 2000, il se produit au prestigieux Gala les Olivier dans un numéro spécial mettant aussi en vedette Michel Mpambara et le légendaire Paul Buissonneau. Cette prestation remarquée lui permet de se faire connaître des membres influents de l’industrie, tels François Léveillée… qui l’invite à participer au Festival Le Grand Rire de Québec.

En 2005, Badouri décide de passer à la vitesse supérieure. Après une formation à l’école Promédia pour se perfectionner dans le domaine des communications au sens large, il réunit tout son matériel artistique sur un DVD promotionnel qu’il envoie à des maisons de production, des stations de radio et des chaînes de télévision. Il ne recevra qu’une réponse… mais quelle réponse! Car au sein du Groupe Rozon, le DVD a créé toute une onde de choc. Rapidement, on propose à Rachid de passer les auditions en vue des prochains Galas. De la salle d’audition aux planches du Saint-Denis 1, il n’y a qu’un pas que Rachid Badouri franchit allègrement en juillet 2005, lors du Gala animé par Louis-José Houde. Sa prestation spectaculaire lui vaut une ovation du public… et le Prix « Révélation de l’année » décerné par le Festival Juste pour rire.

À partir de là, les choses se précipitent. Dès le lendemain du Gala, les médias parlent de Badouri comme du prochain phénomène de l’humour au Québec. Un phénomène qui fait l’unanimité, que ce soit au Gala les Olivier 2006, où il remporte le très convoité Prix « Découverte de l’année », ou à la première édition du Festival Juste pour rire de Nantes (en France), où il représente le Québec et lance sa carrière internationale. Au Gala des Français animé par le duo Rousseau-Dubosc au Festival Juste pour rire 2006, Badouri s’offre une nouvelle ovation. Et en septembre 2006, il vole presque la vedette à Gad Elmaleh dont il assure la première partie au Théâtre Saint-Denis.

À chaque fois, le public en pince, en parle et en redemande. Il sera exaucé. Avec son esprit vif, sa voix caméléon et ses mimiques sonores, Badouri excelle en chroniqueur radio (Du jus et Dufort sur CKOI) ou télé (Sucré Salé à TVA). Son talent et sa notoriété lui ouvrent aussi les portes d’un univers dont il rêve depuis toujours : le cinéma. En 2006, il joue un premier rôle dans le film Le Toubib, avant de prêter sa voix à Mambo dans Au Royaume désenchanté puis à Cody Mavrick dans la super-production réalisée en 2007, Les Rois du surf. Parallèlement, il se défoule physiquement et verbalement dans une campagne télé pour la loterie Québec 49. Il s’avère d’ailleurs tellement convainquant que Loto-Québec décide de commanditer son premier one-man show. C’est ce qu’on appelle une histoire d’amour, non?

Est-ce que, mine de rien, on vient de parler d’un premier one-man show? Pour tout humoriste, c’est le moment de vérité. Alors un peu de silence. Après avoir animé avec brio Le Show raisonnable présenté lors du 25e anniversaire de Juste pour rire, et après avoir rodé « son » spectacle durant trois semaines l’été dernier à Magog (à guichets fermés, quand même), Rachid Badouri est prêt. Prêt pour la grande première montréalaise d’Arrête ton cinéma!

Nous sommes le 8 octobre 2007. Lorsque le rideau tombe ce soir-là, une vague d’une puissance inégalée déferle sur le Théâtre Saint-Denis. Une vague de bonheur multiculturel et multihumoristique. Un raz-de-marée d’applaudissements et d’ovations offert trois soirs d’affilée par 2200 spectateurs subjugués et conquis. Un tsunami de critiques élogieuses qui, en quelques jours seulement, transforme un jeune talent en véritable phénomène de société. La « badourimania » est née. Et elle n’est pas prête à s’éteindre.

En quelques semaines, Badouri cumule trois séries de supplémentaires à Montréal, une tournée complète au Québec, plus de 50 000 billets vendus en tout. Du jamais vu. Consécration suprême : en juillet 2008, il reviendra dans un Gala Juste pour rire, mais cette fois dans la peau de… l’animateur! Et dès 2009, juste avant d’aller faire rire les martiens, Rachid Badouri traversera l’Atlantique pour dérider les Français et conquérir la France. Tout un programme.

Oui, c’est ça, Badouri est un programme à lui tout seul. Un personnage très spécial à mi-chemin entre la fiction et la réalité. Un univers peu banal qui va de l’humainement drôle au drôlement humain. Une expérience unique et multidimensionnelle à la fois. En un mot, une exception.