Biographie
Né le 21 mars 1962 à Saint-Jean-sur-Richelieu, Jean-Marc Parent est le plus jeune d'une famille de trois enfants. Orphelin de mère à l'âge de 5 ans et orphelin de père à l'âge de 14 ans, déterminé à vivre sa vie comme un adulte, le jeune homme s'installe en appartement à l’âge de 15 ans. Sur le point de terminer sa première année d’études universitaires en psychologie, il s'empresse d'accepter un poste d'intervenant dans un centre de désintoxication pour alcooliques itinérants. Il exerce cette fonction durant cinq ans, expérience qui l’enrichit de connaissances profondes sur l'être humain.
Au milieu des années 1980, Jean-Marc Parent délaisse son poste d’intervenant pour s'inscrire à la nouvelle École de l'humour Juste pour rire. Sur les bancs de cette institution hors de l’ordinaire, l’humoriste en devenir écrit son premier numéro qui, hardi, attire sur lui les regards du milieu…
À l’été 1988, dans le cadre des Galas du Festival Juste pour rire, Jean-Marc Parent monte sur les planches du Saint-Denis pour présenter son décapant premier effort. Pièce de résistance, L’Handicapé lui vaut le titre de Révélation de l'année, honneur qu’il partage avec Stéphane Rousseau, autre figure montante de l’humour québécois. Choquant aux yeux de certains, audacieux pour d'autres, l’humoriste ne laisse personne indifférent.
Intègre et fonceur, Jean-Marc Parent poursuit son offensive et prend d’assaut le Québec avec une seconde oeuvre, un surprenant mélange d'humour, de tendresse et d'émotions. Objet de critiques pour le moins élogieuses, ce premier one man show aux textes solides et intelligents fait l’effet d’une bombe.
Bénéficiant d’une popularité toujours grandissante, l’humoriste, alors âgé de 29 ans, se lance dans l’écriture d’un troisième spectacle éponyme qu’il produit lui-même. Mettant de l’avant un concept révolutionnaire, combinant éclairages sophistiqués et musique d'ambiance à ses qualités de verbo-moteur surchauffé, le concept électrise le public, qui en redemande… tellement, que Jean-Marc Parent lui offre un rappel, chose plutôt rare dans le milieu. L’humoriste offre à ses fans un spectacle de deux heures… et un rappel de quatre heures.
Animé par un vif désir de se démarquer, cette même année, Jean-Marc Parent s’attaque au Forum de Montréal. Les 24 et 25 septembre 1993, pour la première fois dans l'histoire du Québec, un humoriste se produit sur cette scène. La réponse des Québécois est renversante. Les deux représentations se soldent par un imposant succès. Quelques onze supplémentaires au Forum de Montréal sont ajoutées, deux au Colisée de Québec et deux au Centre Molson.
En 1994-1995, Jean-Marc Parent donne le coup d’envoi à une tournée provinciale d'improvisation, périple au cours duquel il n’a d’autre choix que de prendre conscience de sa notoriété. L’humoriste s’exécute à guichet fermé à la grandeur de la province et se voit accorder, à son retour, le Félix du Spectacle Humour de l’année au Gala de l’ADISQ édition 1994.
La même année, ne pouvant retenir ses envies de grandeur, Jean-Marc Parent met de nouveau sur pied un périlleux projet, destiné à souligner la venue de la nouvelle année. «Au lieu de faire un "party" chez nous pour 12 personnes, j'ai pensé en faire un pour 12 000 personnes!» explique alors l’humoriste. Entre 1994 et 1998, l’humoriste présentera sa veillée du Nouvel An à six reprises.
En 1996, Jean-Marc Parent est invité à animer une émission qui sera diffusée chaque dimanche soir à 20h sur les ondes de TQS. L'humoriste accepte de se prêter au jeu à condition d’obtenir carte blanche de la part des dirigeants de la chaîne. Quatre semaines lui suffisent pour franchir le cap du million de téléspectateurs. Lles sondages révèlent que 1 625 000 personnes ont regardé et écouté cette nouvelle formule d'improvisation télévisuelle, qui allie musique et humour, déborde fréquemment de son temps d'antenne et propose des publicités en direct afin d'éviter les pauses commerciales.
En 1997, fort du succès remporté par la première saison de l'Heure JMP, Jean-Marc reprend l'antenne. Diffusée en direct sur TQS et simultanément sur les ondes de Radio Énergie, l'émission hebdomadaire fait une fois de plus exploser les côtes d’écoutes.
En 2005, après avoir délaissé les planches et pris un certain recul afin de se ressourcer, tâter le monde du cinéma au sein de la distribution du film Les invasions barbares et s’être investi à l’écriture d’un autre délirant concept, Jean-Marc Parent remonte sur scène. Animé par un ardent désir de sortir du cadre et muni d’un spectacle bien mûr où se rencontrent subtilité et intelligence, l’humoriste offre aux spectateurs une expérience inédite, aux limites de l’humour et de l’émotion.
Avec Urgence de vivre, Jean-Marc Parent renoue avec son premier amour, le stand-up, et connaît un succès fulgurant, ralliant critique et grand public. Dans le cadre du Gala des Olivier, on lui accorde trois statuettes, celle du Spectacle d’humour de l’année, celle du Numéro d’humour de l’année, et celle des Auteurs de l’année. Des honneurs qui marque une année des plus prolifique. En 2006, en plus d’effectuer une percée en France alors qu’il assurait la première partie de l’humoriste français Élie Semoun, Jean-Marc Parent ne cesse de cumuler les représentations et supplémentaires à travers la province. Réinvité à prendre place sur les planches européennes, l’humoriste présentera un collage de ses meilleurs numéros au Café Théâtre Moloko de Paris à l’hiver prochain. Mais avant de quitter le Québec pour l’Europe, où il séjournera du 21 novembre au 16 décembre, l’humoriste fait halte à Montréal. Dans le cadre de sa tournée québécoise — qui affiche pratiquement complet —, le nominé de l’ADISQ dans la catégorie Meilleur spectacle d’humour de l’année offrira son inimitable Urgence de vivre au Théâtre St-Denis 1 à 20h les 12, 13 et 14 octobre prochains, un one man show complètement délirant qu’on prend plaisir à voir et à revoir.